Le Boullongne


Vaisseau de la Compagnie des Indes Françaises

La grande Compagnie des Indes, née en 1720 du système Law, représente en France pendant un demi-siècle un remarquable phénomène économique dont les répercussions ne sont pas négligeables. Encore aujourd'hui la Compagnie des Indes est un sujet provoquant généralement un réel intérêt.


L'idée première des sociétés commerciales françaises privilégiées remonte au début du 17e siècle. Mais c'est seulement en 1664 que Colbert, fonde la Compagnie des Indes orientales, auparavant l'on ne compte pas moins d'une dizaine de sociétés à la durée éphémère. Malgré ces échecs, Colbert crée cette nouvelle Compagnie, bénéficiant d'un monopole de 50 ans et d'un font de 15 millions de livres et des privilèges considérables.


Les guerres de Louis XIV seront fatale aux activités de cette Compagnie, qui végète dès la fin du 17e siècle. En 1719, la Compagnie est absorbée par la grande Compagnie Law. Celui-ci ayant obtenu la création en 1717 d'une Compagnie Occident pour le commerce exclusif de la Louisiane et des castors du Canada. L'achat des droits de la Compagnie du Sénégal, l'absorption de celle de St-Domingue, en 1719 la fusion avec la Compagnie des Indes Orientales et la Compagnie de Chine créée en 1712, enfin en s'agrégeant à la Compagnie de Barbarie ; La Compagnie d'Occident par édit de 1719 devint la Compagnie des Indes.

Cette Compagnie ayant seule le droit de faire le commerce au Sénégal, à la Côte de Guinée, au Cap de Bonne-Espérance, en Indo-Chine, en Chine, au Japon, ainsi qu'à la côte orientale d'Afrique, dans la mer Rouge, en Perse, dans l'Inde et dans les deux Amériques. Ainsi Law a entre ses mains presque la totalité du commerce de la France hors d'Europe

A l'origine, Lorient à été crée pour les besoins de la Compagnie des Indes orientales, mais dès la dernière décénie du 17e siècle, la marine royale absorbe à son profit l'arsenal, ceci consacrait la décadence de la Compagnie des Indes orientales. Dès 1719, Law prend possession des installations, la marine royale quitte Lorient, sa rade et remet les batteries qui la défente à la Compagnie des Indes, ne conservant que la forteresse de Port-Louis. La Compagnie restera maîtresse absolue de Lorient jusqu'à la fin de son existence.